
Documentaire présenté par Manon Aubel, réalisatrice et Marion Le Nevet de la compagnie Les majorettes


Mais qui est cette Françoise d'Eaubonne ? À partir de la rocambolesque vie de la figure féministe française notoire qui inventa les termes « écoféminisme », « phallocrate » et « sexocide », la performeuse Marion Le Nevet tente de donner un aperçu de sa pensée et de ses engagements à travers les époques qu'elle a traversées, en dialogue avec l'enseignante de l'Université de Nantes Delphine Sangu, spécialiste de l'écoféminisme. Dans une courte forme extraite de la conférence-performance qu'elles ont créée à deux voix, les combats actuels paraissent à la lumière de ceux des générations passées. De Me too au MLF, de la centrale nucléaire de Fessenheim aux mouvements pour le climat, quels regards pouvons-nous porter sur les évolutions militantes et sociétales au fil du temps ? Librement adapté de la biographie d'Élise Thiébaut, L'Amazone verte, littérature, archives et digressions se mélangent joyeusement, puisque Françoise d'Eaubonne était adepte de la lutte dans la joie.
Dans les années 1970, Françoise d’Eaubonne détonne dans le paysage intellectuel français. A 50 ans, elle a déjà remporté plusieurs prix littéraires et publié une quarantaine de romans et essais, mais reprend de plus belle son combat militant. Elle est la première à définir l’écoféminisme, dénonçant l’oppression commune des femmes et de la planète comme conséquence du patriarcat. Elle participe aux actions du MLF, à la création du FHAR (front homosexuel d’action révolutionnaire) et théorise la contre-violence, allant jusqu'à saboter le chantier de la centrale nucléaire de Fessenheim.
Ce film présente pour la première fois des documents inédits. Puisant librement dans les manuscrits et archives photographiques qu’elle a légués à l’Institut Mémoire de l’Edition contemporaine, ses proches et des chercheuses, historiennes, éditrices commentent la résonance de son héritage féministe et écologiste.


